ARGENTINE
Mercredi 18 Novembre : Alta muntaña tour
Petit déjeuner dans un bistro très sympa et typique avant de partir vers notre rendez- vous de la matinée : nous avons réservé un tour pour découvrir les " hautes montagnes " aux alentours de Mendoza. Quand le bus arrive, nous réalisons que la moyenne d'âge est assez élevée et alors que nous avions chaussé nos chaussures de randonnée, nous commençons à nous demander si nous allons sortir du bus ! Heureusement, les gens sont charmants et l'ambiance promet d'être au rendez- vous toute la journée.
La traversée de la ville nous permet de découvrir de nouveaux coins et d'admirer de très beaux bâtiments. A notre grand dépit cependant, dès la sortie de la ville nous empruntons la même route que la veille. Nos craintes se réalisent alors que nous ne faisons que de rares arrêts pour prendre des photos dans des endroits sans perspective… Quand la vue devient belle, il n'y a pas de place pour parquer le bus et il continue sur sa lancée.
Outre de beaux paysages, nous faisons une halte intéressante au pont du libérateur ; c'est le pont par lequel est passée l'armée de libération pour libérer le Chili du joug espagnol après avoir libéré l'Argentine.
L'autre point fort de la journée se trouve à la Punta del Inca : des sources thermales ont coloré la roche et un pont naturel en jaune. Une vieille station thermale est encore visible.
Nous poussons jusqu'à la frontière avec le Chili où nous apprenons que la route a été coupée la veille peu après notre passage… quelle chance nous avons eu de ne pas rester coincés au Chili !
Après une halte pour se restaurer nous reprenons la route en direction de Mendoza où nous déambulons et réactualisons le site Internet.
Jeudi 19 Novembre : Eric saute en parapente… 3 fois !
Grasse matinée paisible jusqu'au réveil brutal à 8h30 par la femme de chambre qui apporte le petit déjeuner. Comme on n'arrivait pas assez vite (le temps de se rhabiller pour ne pas l'effrayer avec l'anatomie d'Eric, tout de même !), on a cru qu'elle allait défoncer la porte ! Nous dégustons donc notre petit déjeuner avant de réserver un saut en parapente pour Eric. Il va enfin pouvoir sauter lui qui attendait ça depuis la Nouvelle -Zélande !
Le moniteur de parapente, Gustavo, un mec génial nous accompagne jusqu'au Cerro d'Arco. Sa femme (qui ramène la voiture depuis le point de ralliement avec les autres sauteurs) est également charmante. Gustavo est devenu moniteur à cause de la crise. N'ayant plus beaucoup les moyens, ce petit extra lui permet de mettre du beurre dans les épinards tout en continuant à voler et à entretenir son matériel. C'est vraiment un passionné.
Il fait beau en début d'après -midi quand nous démarrons, mais hélas ; le temps d'arriver, de grimper une montée plus que raide en 4x4 et de tout préparer, les nuages arrivent et le vent disparaît !
Eric et Gustavo sont prêts, en tenue, attendant au moins 30 minutes la plus légère brise pour s'envoler, mais rien, pas le moindre souffle d'air !
A deux reprises ils tentent leur chance et finissent dans les broussailles. La dernière tentatives, plutôt dangereuse les emporte dans les ronces et les rochers 3 mètres au dessous du point de départ puisqu'ils avaient malgré tout un peu décollé.
Au moment où ils n'y croyaient plus et allaient laisser tomber, la brise tant attendue arrive et ils quittent le sol pour un bref survol de 10 minutes, très beau et serein. Emilie, qui est à pieds met deux heures à les rejoindre à travers les chemins tortueux et raviné.
La soirée en ville est très agréable car il y a des festivités et tout le monde semble s'être donné rendez- vous dans la rue. Les communautés sont à l'honneur avec des danses en costumes traditionnels, des stands présentant les spécialités culinaires de chacun. L'ambiance est très familiale et l'on ne cesse de croiser des poussettes malgré l'heure avancée.
Video Essai avec chute parapente
Attention, c'est tres long a charger !!!
Video Vol parapente Eric
Attention, c'est tres long a charger !!!
Vendredi 20 Novembre : Journée d'escalade
Aujourd'hui, nous partons à l'assaut de falaises de Cacheuta ! Hugo et Santiago, nos guides pour la journée sont très sympa et ont à peu près mon âge. Très professionnels, ils ont avec eux tout le matériel (même les chaussures, ce qui est une bonne nouvelle pour nos pauvres pieds !) et installent les cordes pour que nous commencions à nous échauffer sur une voie assez facile. Nous l'exécutons assez rapidement, puis une fois mis en jambes, ils installent les cordes sur une autre voie plus complexe. Eric se lance, la sensation est agréable mais ce n'est finalement pas si facile, c'est assez technique et il redescend avec ses petits doigts fourbus après avoir atteint le sommet. Emilie fait de même.
Avant de faire une pause déjeuner, nous nous lançons sur une voie beaucoup plus difficile. Après 30 minutes de lutte acharnée, Eric doit abdiquer. Plus entraînée et connaissant quelques ficelles, je parviens épuisée au sommet.
Alors que nous reprenons quelques forces, des copains du club d'escalade auquel appartient Hugo arrivent. Comme de coutume ici, ils se promènent avec leur inséparable Thermos et leur maté (herbe un peu similaire au thé) qu'ils font infuser non stop et qu'ils partagent à tout bout de champ. C'est l'occasion pour nous de goûter à ce breuvage local qui est également présent au Chili, en Uruguay, au Paraguay, au sud du Brésil et en moindres proportions au Pérou et en Bolivie.
Nous attaquons ensemble des variantes des montées que nous avons déjà effectuées. Nous nous régalons et l'ambiance est très bonne. Vers 18 heures, nous rangeons tout et rejoignons un centre thermal voisin avec des eaux à des températures variables. Une petite demi-heure de trempette pour bien se détendre après cet effort physique et nous sautons dans un bus en direction de Mendoza. A l'arrivée nous rejoignons des allemands que nous avons rencontrés et qui commencent juste un tour du monde. Nous buvons un coup ensemble avant de passer chercher à manger sur un stand de la fête des communautés qui bat toujours son plein.
Samedi 21 Novembre : Départ vers Buenos Aires
Grasse matinée et paquetage des affaires ; nous sommes sur le départ ! Notre bus part à 17 heures et nous profitons de cette journée pour envoyer photos et textes pour le site. Nous répartissons les taches : Eric s'occupe des photos et je tape le road book de la Nouvelle Zélande que j'enregistre au fur et à mesure sur le disque dur de l'ordinateur. Quand le forfait de 2h est épuisé, l'ordinateur se coupe automatiquement et formate le disque, effaçant le fruit de tout ce travail !
Dégoûtée et furieuse, je décide de m'arrêter de taper car il est hors de question que je recommence le même récit. Heureusement, en me connectant sur MSN, je trouve mes parents et mon frère également connectés. C'est l'occasion d'échanger des nouvelles et de préparer la future arrivée de Mathieu qui doit nous rejoindre sur notre portion en Bolivie.
En fin de journée, nous embarquons dans notre bus extrêmement confortable avec des sièges inclinables. Dernières vues des vignobles avant que le soleil ne se couche et que le film ne commence. Le repas est ensuite servi et nous nous endormons. La nuit sera entrecoupée, mais globalement plutôt bonne.
Dimanche 22 Novembre : Chorale et shopping à Buenos Aires
Arrivée dans les environs de Buenos Aires aux aurores et j'admire un splendide lever de soleil sur de gigantesques et magnifiques estancias qui parsèment la route.
En arrivant, nous optons pour le San Nicholas, plutôt central. Nous prenons la dernière chambre disponible et courrons à la douche. Une fois propres, un bar voisin très sympathique offre un cadre idéal pour un copieux petit déjeuner. Eric opte pour une nouveauté : le " submarino ", le sous- marin : c'est une barre de cacao qu'il faut immerger dans le lait pour le dissoudre. Les croissants sont délicieux et Eric en achète quelques uns de plus pour donner à une famille de sans abri en face de notre hôtel.
Nous partons ensuite à la découverte de Buenos Aires. Il y a de nombreuses armureries dans la rue et un vendeur de téléphones marrants en forme de bouteille de bière. Nous voilà lâchés dans les boutiques de vêtements et accessoires en cuir qui jalonnent la rue piétonne. Ce sont des confectionneurs. Avec la dévaluation de la monnaie à la suite de la révolution des casseroles, tout nous paraît vraiment accessible avec une qualité comparable à celle trouvée en Europe. Je tombe en arrêt devant une jupe en cuir mais comme ils ne l'ont plus en blanc/beige à ma taille, ils me proposent de la tailler pour le lendemain.
En sortant du magasin, nous mangeons un morceau et partons ensuite en direction de la Plaza de Mayo où nous " admirons " la maison rouge ou Casa Roja qui est le bureau présidentiel. Exceptionnellement elle est fermée et nous entrons ensuite dans la cathédrale de la même place où se déroulent les obsèques d'un cardinal très populaire. D'importantes personnalités doivent être présentes car il y a à l'extérieur, au niveau de la flamme pour les soldats inconnus, un cordon de CRS impressionnant. Ils sont lourdement armés et porte des gilets pare balles.
Plus loin, sur les murs de la façade du ministère de l'économie sont criblés de balles, témoignant d'une insurrection passée.
Nous repartons vers le centre ville où nous rentrons dans l'Alliance française. L'accueil est un peu froid mais nous montons à l'étage où nous avons compris qu'il y avait une réunion. Quand nous ouvrons la porte, nous ne sommes clairement pas les bienvenus avec nos tongs et T-shirt. C'est en fait une réunion officielle, fermée au public, avec des représentants du ministère des affaires étrangères, sur la scolarité au primaire. Le directeur de l'Alliance sort cependant quelques minutes pour nous entendre mais décline notre offre d'intervention car les programmations sont bouclées jusqu'à l'année prochaine.
En sortant, nous achetons des calebasses pour le maté à une dame charmante et passons devant un centre culturel dans lequel nous entrons. Ce soir, (soit dans moins de dix minutes) il y a des concerts de chorales. Nous achetons donc nos tickets et prenons place. Tout le monde est très bien habillé et nous sommes un peu hors normes dans nos tenues mais l'accueil est sympathique. Nous avons un peu peur au début car le premier groupe est débutant mais au fil des chorales qui se succèdent, le niveau augmente et nous terminons par une consistante chorale d'église qui chante superbement !
La sortie s'effectue par le centre commercial " Gran Pacifico " et Eric est comme un fou en regardant les prix des articles proposés ; il veut tout acheter ! Heureusement pour notre porte monnaie, tout est fermé à cette heure -ci.
Nous gagnons le port, entouré de multiples bâtiments d'architecture moderne et splendide. Il y a entre autre un immense complexe en forme de soucoupe où se déroule une soirée pour Sony. Non loin de là, un restaurant plutôt chic nous attire par sa carte et nous décidons de régaler nos papilles. Nous sommes une fois de plus en décalage par rapport à l'endroit et s'ils finissent par nous placer en face de la baie vitrée après que nous ayons longuement insistés pour avoir la vue, ils dissimulent pudiquement mon sac à dos routard (crado, je confirme) avec une nappe blanche qu'ils repositionnent régulièrement quand elle tombe. Nous en rions plutôt et passons une excellente soirée autour d'un très bon repas. Eric opte pour un gigot d'agneau de Patagonie à la sauce au vin accompagné de risotto et Emilie pour du filet mignon accompagné de purée de pommes de terre et de petits pois. En dessert Eric déguste 5 mousses au chocolat agrémentées d'épices différentes et nappées d'une sauce au chocolat noir et Emilie fond pour une soupe glacée de fraises au gingembre et à la menthe qu'elle complète avec de la sace au chocolat. Comme nous sympathisons avec l'oenologue, elle nous fait gentiment découvrir la cave (très bien fournie et voûtée) et nous conseille d'acheter le vin de Michel Rolland qui porte une étiquette argentée avec un cactus design.
Lundi 23 Novembre : Tour dans la Recoleta, orchestre… et rencontre avec un acteur bien connu…
De bon matin, petit débriefing pour organiser au mieux la venue de Mateu ; en effet, il nous rejoindra pour 15 jours en Bolivie et au Pérou et nous essayons de voir comment combiner au mieux notre périple.
Nous partons ensuite vers le quartier de la Recoleta qui est très touristique bien que charmant et où les bâtiments ont presque tous été transformés en restaurants. Nous faisons un tour rapide et achetons à un petit marchand des petites crèches incas… et oui, Noël et la rifle commencent à se rapprocher dangereusement ! Nous découvrons ensuite l'église de la Recoleta qui est la plus vieille de Buenos Aires et arpentons le cimetière derrière dans lequel est enterré Eva Peron, Evita.
Nous passons une partie de l'après midi à farnienter dans un parc où il y a de nombreux jeunes qui fêtent leur départ du lycée en se poursuivant et en s'envoyant des œufs et de la farine dans de grands éclats de rire.
Nous retournons également au centre commercial repéré la veille mais Eric est très frustré car ce qu'il avait repéré dans les vitrines ne lui va pas. Je lui offre tout de même une chemise Guy Laroche dans laquelle il est très beau et il trouve des chaussures Puma rouges très tendances. Nous en prenons également une paire pour la rifle de Mateu. Quand à moi, je craque pour une veste en cuir très jolie et bien coupée pour compenser la déception causée par l'essayage de la jupe que j'avais commandée : peut être à cause du temps limité, elle a été très mal coupée et ne me va pas du tout !
Tous ces essayages nous font complètement perdre la notion du temps et c'est en courant que nous rejoignons le théâtre où nous avions réservé plus tôt pour un spectacle de chants, de tango et de musiques argentines contemporaines. Nous sommes ravis de découvrir nos places : grâce à la promotion pratiquée lors de l'achat des billets, nous bénéficions de places dans la baignoire, dans les tout premiers rangs pour un prix vraiment dérisoire. Aux premières loges, nous nous délectons tout le long de la représentation. Le concert est absolument splendide et l'ambiance excellente. Nous passons un très bon moment.
A la sortie du spectacle nous cherchons en vain un restaurant pendant quelques temps dans la rue principale avant de nous rabattre vers une rue secondaire. Ouf, au loin brille l'enseigne d'un restaurant et nous nous y engouffrons affamés. Nous repérons tout de suite un groupe d'hommes car ils sont français et c'est bien connu, on n'est jamais aussi patriotes qu'à l'étranger ! Après avoir commandé, je pars aux toilettes et retrouve Eric en pleine conversation avec eux quand je reviens. A 20 mètres de là je reconnais la voix… C'est pourtant bien vrai, il discute avec Thierry Lhermitte ! Le seul, l'unique, le vrai, en chair et en os ! Il est très sympathique et avenant et nous explique qu'ils font du cheval entre amis. Après être partis, il revient même pour nous prévenir que le restau n'est pas terrible et que c'est très salé en prenant la même intonation que dans le dîner de cons ! Après un repas effectivement très banal mais agrémenté par la rencontre que nous venons de faire, nous rentrons à notre guesthouse où nous restons un moment à la porte : ils ont changé les serrures cet après- midi et nous ne pouvons plus rentrer ! Heureusement, une dame finit par arriver et nous rentrons avec elle.
Mardi 24 Novembre : Trajet vers Punta del Este en Uruguay
Petit déjeuner dans le café d'à côté qui est devenu notre repaire du matin avant de partir vers le port. C'est parti pour 3h de traversée pendant lesquelles nous piquons un petit somme. Débarquement à Colonia en Uruguay où nous enchaînons avec un trajet de 3h en bus en direction de Montevideo, la capitale. Une fois arrivés nous attendons notre connexion (un autre bus) pendant 1h30.
Je profite de ce temps là pour téléphoner à Carlos pour savoir s'il est toujours d'accord pour nous recevoir mais comme par hasard, il y a toute la famille dans la gigantesque estancia et il n'est donc plus question de nous recevoir… Bon, super… Après nos 7h30 de voyage et si près du but : plus que 2h30 dans un bus où la climatisation est à fond car le chauffeur a chaud à côté du moteur (!) nous décidons qu'il faut continuer malgré tout vers ces plages que l'on nous a décrites comme les plus belles d'Amérique Latine. Mal nous en prend, car à l'arrivée, ce ne sont que des buildings de béton, des 4 voies près de la plage …etc.
Autant dire que nous sommes ravis d'avoir passé notre journée dans les transports, surtout qu'il pleut, alors la plage ! De plus, tout est hors de prix et après avoir cherché pendant 1h sous une averse diluvienne, Eric trouve une guesthouse à un prix plutôt raisonnable. En fait, les sanitaires sont crades et il n'y a qu'une seule douche chaude. Les cloisons sont très minces et nos voisins bruyants…
Nous décidons donc d'aller au cinéma mais nous n'arrivons pas à le trouver et nous nous installons dans un bar local où l'on mange très bien pour pas cher et où les gens sont adorables. Nous passons là quelques bonnes heures mais au moment de payer nous nous rendons compte que nous n'avons plus assez d'argent. Alors que nous sommes très embarrassés, les patrons nous font gentiment crédit le temps que nous allions retirer de l'argent. Pou terminer la soirée nous décidons d'avancer notre road book sur Internet mais alors qu'Eric terminait sa troisième journée, l'ordinateur se coupe sans prévenir et sans raison apparente… Il y a des jours !! Et des nuits… car quand nous rentrons vers 1h, nous n'aspirons qu'à un peu de repos mais notre sommeil est interrompu à 4h par nos voisins espagnols qui entament une grande conversation dans la chambre voisine. Je suis obligée de me lever pour les faire taire.
Mercredi 25 Novembre : Plage, port et repos
Après une nuit hachée, je m'endors enfin à 7h, et rebelote, tout le monde se lève à grand bruit. Je pète les plombs et vais les incendier. En plus le bed and breakfast se transforme en bed tout court ! Nous refaisons nos sacs, déjeunons dans un café et retournons dans un des hôtels que nous avions visités la veille. La chambre est très propre, avec une salle de bains privée et le petit déjeuner est inclut. Finalement, ça nous revient moins cher que l'autre guesthouse et les gens sont charmants.
Nous optons donc pour une sieste réparatrice avant de partir se promener sur la plage. Une statue en forme de main géante est le cadre d'une séance photos puis nous cherchons un restaurant de poissons en front de mer. Nous rebroussons chemin devant les prix pratiqués et retournons chez nos copains de la veille où la cuisine est toujours aussi bonne.
Petite promenade digestive sur le port vers 16h où tous les jeunes se réunissent avec les thermos et leur pot de maté à la main. Nous cavalons tout l'après midi pour trouver des cartons et préparer ensuite nos colis à envoyer pour la rifle.
Nous nous renseignons pour aller au cinéma que l'on nous indique un peu plus loin. En fait, il y a bien une demi-heure de marche le long de la 4 voies et quand nous arrivons enfin, le film que nous voulions voir ne passe plus et l'on se rabat sur " des femmes parfaites ". Le temps de manger une glace et de consulter Internet, la séance commence. En fait, le film est génial et on se fend la gueule tout le long. C'est une critique acide de la politique Bush et de la société puritaine américaine.
Nous rentrons à pieds sous la nuit étoilée.
Jeudi 26 Novembre : Colis de rifle et retour vers Buenos Aires
Une fois debouts et restaurés nous entreprenons la préparation de nos colis. Nous en distinguons deux catégories : les objets qui doivent arriver pour la rifle et que nous comptons envoyer en service rapide et ceux qui sont pour nous et que nous voulons envoyer en service économique. Une fois que tout est prêt, nous partons à la Poste, très fiers de notre organisation. Le seul problème, mais il est de taille, c'est que ne peut envoyer de colis qu'en service express à des prix exorbitants et seulement après avoir tout ouvert et déclaré chaque élément un par un. Comme certains cadeaux ne peuvent pas attendre, nous décidons d'expédier le plus urgent et passons donc notre matinée à faire, peser, déclarer et défaire les colis pour tout recommencer !
Nous avons juste le temps d'acheter à manger et de récupérer nos sacs à l'hôtel avant de sauter dans le bus pour Montevideo. En attendant le bus suivant pour Colonia, nous tentons de réserver une chambre pour la nuit à Buenos Aires mais tous les hôtels sont complets ! Nous finissons à force d'acharnements par en débusquer un. Avant d'embarquer sur le bateau nous mangeons une superbe milanaise : grosse tranche de viande panée accompagnée de frites (à profusion) et de salade ! Un régal.
A l'arrivée à 22h nous prenons un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Une fois sur place, le réceptionniste nous dit que l'hôtel ne prend pas les réservations… Pas décidés à bouger, nous restons là, et quelques minutes plus tard, miraculeusement, une chambre s'est libérée !
Nous regrettons cette excursion chronophage et sans intérêt en Uruguay, car nous aurions sûrement plus apprécié de découvrir un peu plus Buenos Aires et ses alentours. Nous avons tenté notre chance et cette fois-ci ça n'a pas fonctionné !
Vendredi 27 Novembre : A nous Rio ! … et les prises de tête avec Lan Chile !
Nous nous levons de très bonne heure pour aller poster le gros colis qu'il nous reste. Le centre postal international en ville est fermé et nous allons donc directement à l'aéroport. Il y a là-bas une petite poste mais on ne peut en expédier que de petits colis de 2kg en express ! Nous laissons donc tomber et partons nous faire enregistrer chez Lan Chile avec nos deux sacs à dos montés sur roulettes et notre carton à poster. C'est à ce moment précis que la journée s'emballe :
- Lan Chile refuse nos roulettes et après avoir tenté au maximum d'argumenter, nous devons les enlever.
- Il faut signer une décharge au cas où ils abîmeraient notre carton car il n'est pas conventionnel.
- Les billets re-routés par Quantas à Christchurch ne sont pas acceptés car ils n'ont pas été réimprimés mais les changements sont juste indiqués sur une feuille à part. Une bonne heure de gueulante plus tard, nous sommes contraints de payer 150§ pour les réimprimer. Nous en profitons donc pour changer notre vol Santiago / Arica en Santiago / Calama qui est plus proche du désert de l'Atacama où nous nous rendrons.
- Quand tout est enfin prêt, il faut payer la taxe de départ à un comptoir séparé et il y a une queue de 1/2 heure alors que nous sommes censés commencer à embarquer.
- La queue de l'immigration, ensuite, est gigantesque : 1h30 et même si notre avion est annoncé avec du retard, nous sommes encore entrain de piétiner quand il est censé démarrer… Nous courons et pouvons finalement embarquer in- extremis et grâce au gros retard de l'avion.
- Notre temps de connexion de ¾ d'heure à Santiago oblige Lan Chile à faire attendre le second avion et nous démarrons avec une demi-heure de retard après que nous ayons fait un sprint dans les couloirs de transition !
Nous décollons enfin pour Rio, essoufflés mais heureux ! Je suis toute excitée à l'idée de découvrir cette ville mythique qu'Eric connait déjà.
A l'arrivée, un taxi très sympa nous prend en charge. Il a vécu en France et nous discutons un peu.
L'hôtel choisi grâce à l'aide des hôtesses du comptoir d'information de l'aéroport est sympa, l'ambiance cool sur des airs de Bob Marley. Nous repartons ensuite en bus pour Copacabana la fameuse, avides de faire quelque chose d'agréable dans la journée. Nous marchons un peu, heureux, puis faisons une halte pour boire une Caïpirinha puis deux, histoire d'honorer notre promesse faite à Philippe ! Elles sont excellentes et le cadre idyllique. Un peu éméchés, nous rentrons nous coucher à notre hôtel de la plage de Botafogo.
Samedi 28 Novembre : Plages d'Ipanema et Leblon… sous la pluie !
Après une bonne nuit réparatrice, nous nous baladons au centre commercial qui est fermé et hors de prix avant d'appeler nos contacts d'hospitality club qui ne sont plus disponibles.
Nous partons alors en direction d'Ipanema et de Leblon, deux des plages phares de Rio. Sur le chemin, nous traversons un parc dont les murs sont couverts de graffitis. Certains sont drôles, d'autres originaux, d'autres encore simplement beaux.
Malgré le temps maussade, il y a beaucoup de monde sur la plage et de nombreux vendeurs proposent paréo, maquettes d'avion ou de voiture en canettes de coca cola… Une halte s'impose dans un stand en bord de plage ; ce sont les seuls à proposer du poisson grillé. En fait de poisson, ce sont des filets et l'ensemble est bien cramé ! Nous arrosons le tout de caïpirinha (nous prenons le rythme local !) quand le déluge s'abat sur nous ! Nous nous entassons dans la cabane au milieu de la nourriture et des grills qui fument pour trouver refuge ! C'est l'occasion de rire avec les vendeurs. Nous longeons les maisons pour rester un minimum protégés avant de rejoindre un bar où tout le monde regarde le foot à la télé. L'ambiance est survoltée et nous attendons là la fin du gros de l'averse.
Quand le temps se stabilise, nous partons déambuler dans un marché semi-couvert dans lequel il y a beaucoup de bricoles et aussi beaucoup de locaux. Une pâtisserie alléchante nous oblige à faire une halte pour nous délecter de petits fours et autres gâteaux et tartelettes.
Nous retournons à pieds vers Botafogo et allons dans le centre commercial qui est maintenant beaucoup plus vivant. Nous optons pour une séance de cinéma : Avant le crépuscule, que nous trouvons bien et émouvant avec une fin étonnante.
Nous mangeons quelques grillades dans un restaurant avant de rentrer.
Bien qu'agréable, cette première journée ne correspond pas à l'image type que nous nous faisions des vacances à Rio !
Dimanche 29 Novembre : Pain de sucre et concert à Lappa
Notre véritable séjour chez les cariocas commence ce jour- là et nous commençons à profiter des délices propres de Rio. En effet, profitant d'une amélioration de la météo nous décidons de ne pas perdre de temps et de foncer en haut du Pain de Sucre. La baie de Rio est parsemée de pains de sucre émergeant de la mer mais celui-ci est l'emblème de la ville et a été aménagé : un téléphérique permet de parvenir à son sommet. Finalement, il n'y a pas grand monde et nous pouvons nous coller aux vitres pendant la montée. Ca en vaut la peine car la vue surplombant la baie que l'on a de ce point de vue est sublime et l'on voit très bien aussi la Pao de Azucar qui est magnifique. Arrivés en haut, le temps se couvre et il y a beaucoup de brouillard. Nous attendons donc patiemment qu'il se dissipe pour admirer les longues plages de sable blanc qui se succèdent à un rythme infernal sur tout le pourtour de la ville puis enfin, lors d'une brève apparition, le Christo qui domine, perché en face sur sa montagne. Le paysage est fantastique et nous en profitons pleinement avant de redescendre.
Le centre ville s'offre ensuite à nous et nous nous restaurons avant d'entamer la visite du centre historique. En fait, déambulation conviendrait mieux que visite car nous nous promenons sans but pré déterminé, allant dans les rues et ruelles qui nous attirent, succombant au charme désuet de belles boutiques établies dans de vieux bâtiments bien entretenus et admirant les innombrables et magnifiques demeures coloniales un peu défraîchies. Au gré des animations de rues nous faisons quelques pauses, admirant ici un groupe de cascadeurs à rollers et là un petit orchestre.
Ce soir c'est décidé, nous partons dans l'antre des cariocas, à Lappa ! Il n'y a pas beaucoup d'ambiance dans la rue mais soudain, près des arcades, nous tombons sur un immense espace où tout le monde semble s'être donné rendez-vous pour un superbe concert. Tout le monde chante et danse en même temps tout en buvant quelques caïpirinhas ; l'ambiance est extra ! Nous profitons des multiples stands présents pour manger pendant l'entracte. C'est vraiment une belle soirée !
Lundi 30 Novembre : Ascension du Christo et concert de musique classique
Le beau temps est enfin de la partie et nous décidons de profiter de chaque minute de soleil ! Nous partons donc explorer la plage voisine de notre hôtel, la plage de Botafogo qui est très belle, avec une belle vue sur les pains de sucre mais qui n'est pas du tout aussi touristique que Copacabana ou Leblon.
Nous partons ensuite à l'assaut de l'emblème de la ville, à savoir le Christo sur sa montagne qui embrasse la baie. Un petit train touristique mais charmant grimpe la colline et nous emmène exactement aux pieds du Christo. La vue est imprenable et l'on comprend sans mal pourquoi les brésiliens ont décidé de l'installer ici plutôt que n'importe où ailleurs. En plus, comme le soleil brille, la vue sur l'horizon s'étend à l'infini ! Nous profitons de cette vue sublime pour déguster des mangues savoureuses et mûres à point.
Ayant ainsi fait le plein de vitamines, nous décidons, plutôt que de redescendre en train, d'emprunter un petit sentier à pieds pour profiter encore du panorama et découvrir un peu mieux les environs. Nous ne sommes pas mécontents de notre choix car la balade de deux heures est très agréable et nous trouvons quelques beaux points de vue en chemin. L'héliport par lequel nous passons nous offre en particulier une vue très dégagée et nous permet de prendre quelques vues originales de la baie.
Notre parcours nous entraîne jusqu'aux favellas où nous demandons notre chemin à des jeunes qui sont très surpris de nous voir par là. Etonnés et contents que l'on s'adresse à eux, ils nous indiquent très gentiment l'emplacement de l'arrêt du bus qui rejoint le centre ville.
C'est déjà l'heure de l'apéro et nous descendons quelques jus de mangues onctueux et savoureux avant de reprendre notre chemin. Nous passons justement devant une salle de concert dans laquelle nous entrons pour profiter de la belle musique classique qui y est jouée et qui nous retient un certain temps. Des petits fours sont même servis à la fin, mais nous ne ferons qu'y goûter frugalement car nous avons décidé ce soir d'aller dans un des ces restaurants spécialisés en grillades de viandes et ce n'est plus le moment de grignoter !
Le restaurant que nous choisissons se nomme " Estrella del Sur " et nous sommes ravis de notre choix. Ils font griller en continu toutes sortes de viandes : bœuf, agneau, poulet, cochon et proposent des morceaux différents de chaque. Les serveurs passent toute la soirée entre les tables en portant des épées sur lesquelles sont embrochés les morceaux. Il n'y a comme limite la seule contenance de notre estomac ! Il a fallu faire la queue pour rentrer car le restaurant a beaucoup de succès mais c'est un délice !
En rentrant à la guesthouse, nous nous joignons au groupe qui joue à des jeux de société et finissons agréablement la soirée.
Mardi 1 Décembre : Balade dans la vieille ville et soirée à Copacabana
Départ en fin de matinée pour la vieille ville où nous découvrons de nouvelles et superbes petites rues bordées de très jolies maisons. Nous reprenons notre si chère " errance " car c'est vraiment la meilleure façon que l'on ait trouvé pour s'imprégner de l'ambiance de la ville. Des affiches rigolotes nous entraînent dans le musée de la firme qui gère l'électricité ; " Light ", qui est chapeautée par EDF et qui occupe une belle bâtisse. Nous tentons même une petite sieste dans son paisible patio !
Un petit restau local d'une ruelle adjacente charmante nous fait de l'œil et nous nous y attablons un moment avant de visiter une église puis un café d'époque. Il y a de nombreuses bâtisses dignes d'intérêt avec une très belle architecture. C'est un véritable plaisir ! La journée passe à toute allure.
Le soir, nous passons rapidement à l'hôtel pour prendre une rapide douche avant de nous rendre à Copacabana où nous avons maintenant nos petites habitudes : nous optons pour des empanadas avant de s'installer pour siroter une première caïpirinha sur la plage. Nous continuons notre promenade avant de nous installer à nouveau. Un peu plus loin, au bord des vagues nous sommes attirés par des lumières un peu spéciales ; nous allons voir de plus près et assistons à une séance de prise de vue de top modèles magnifiques. Il ne fait pas très chaud et elles sont en bikini à moitié dans l'eau, à moitié en dehors et la séance s'éternise… Finalement, je préfère être à ma place !