CHILI
Dimanche 15 Novembre : seconde partie : On a passé le fuseau horaire et gagné un jour, YOUPI !!!
Nous arrivons à Santiago en début de journée (comprendre en début de journée de notre second 15 novembre !) complètement épuisés. Nous réservons de l'aéroport l'hôtel que Lonely Planet recommande à chaude gorge et prenons le bus jusqu'en centre ville.
C'est mon premier contact avec l'Amérique Latine et je me sens tout de suite à l'aise : les gens sont charmants, avenants, souriants et toujours prêts à donner un renseignement même si notre espagnol est hésitant.
L'hôtel que nous rejoignons par de petites rues typiques est situé dans le Bario Brazil et occupe une vieille et immense maison coloniale… en pleines rénovations (plus que nécessaires d'ailleurs !). C'est le chantier, il y a des échelles, des pots de peinture, des gravats et des artisans un peu partout. Le bruit qui va avec un tel chantier est bien sûr aussi de la partie !
Cela ne nous empêche pas une fois notre lit refait, de nous jeter dessus pour une micro sieste réparatrice de dix minutes… En fait de dix minutes, nous dormirons près de 3h30, ne nous réveillant qu'à 19h, ce qui signifie 23h en France.
Nous sautons dans la douche et une fois propres, cherchons un téléphone. Nous réveillons les parents d'Eric en appelant pour leur demander le numéro de téléphone des parents de Vanessa qui vit au Chili. Ils ne sont évidemment pas très enthousiastes pour nous le donner à cette heure- ci, mais heureusement, Paul et Bernadette ne dorment pas encore. Ils nous donnent gentiment les coordonnées et notre arrivée tombe plutôt bien puisque Vanessa est sortie le jour même de l'hôpital où elle a subit une opération pour une hernie discale. Nous partons sur le champ la rejoindre après nous être équipés d'un bouquet de fleurs et d'un ballon Titi en forme de cœur gonflé à l'hélium.
Je ne connais pas encore cette cousine d'Eric qui, œnologue de profession, fait carrière dans le nouveau monde. Elle est charmante et rigolote ; nous passons une excellente soirée, elle commande le repas à la réception de l'hôtel qu'elle accompagne d'un excellent vin de cépage typiquement chilien : le carménère. La soirée se poursuit gaiement jusque tard dans la nuit.
Lundi 16 Novembre : Marché des lapis lazuli
Nous Après une grasse matinée bien méritée, nous achetons viennoiseries et café pour un gargantuesque petit déjeuner. La panse bien remplie, nous déambulons dans la rue des Boutiques et des lapis lazuli où nous faisons quelques achats en prévision de la rifle.
Nos billets de bus réservés pour partir en Argentine, à Mendoza de l'autre côté de la Cordillère des Andes, nous rejoignons Vanessa qui nous a invité à passer la nuit chez elle. Cette seconde soirée est elle aussi très réussie. Vanessa a acheté de nombreuses spécialités chiliennes pour nous faire découvrir la diversité de la cuisine locale. Il y a de quoi nourrir un bataillon ! Eric prépare tout et nous sert pour épargner le dos de sa cousine. Nous trinquons encore avec une délicieuse bouteille et rions beaucoup.
Mardi 17 Novembre : Traversée de la cordillère des Andes…
Nous faisons nos adieux à Vanessa avant de sauter dans le bus qui doit nous faire traverser la frontière. Il est très confortable et nous partons à l'assaut de la mythique Cordillère. Un peu avant d'atteindre la frontière, la neige fait son apparition, dévoilant des sommets encapuchonnés et des vues splendides.
Aux postes frontières, les queues sont interminables, mais une fois en Argentine, nous tombons sur des guinguettes vendant des sandwichs. Nous optons pour un lomo y queso (c'est un steak très fin avec du fromage fondu) délicieux sans savoir que le repas est inclus dans le billet et que les contrôleurs sont entrain de distribuer les plateaux repas, pas fameux d'ailleurs !
Le paysage côté argentin est également splendide mais sitôt le repas fini, nous sombrons dans une sieste réparatrice. A l'arrivée à Mendoza, nous sommes assaillis par les rabatteurs. Eric trouve un bon hôtel à un prix très correct. Une fois installés, nous partons à la découverte du centre ville, faisons un peu de shopping avant de nous attabler dans un petit restaurant d'une rue piétonne qui nous sert un très bon repas.
RETOUR DU BRESIL
Mercredi 2 Décembre : Arrivée dans le désert d'Atacama au Chili
Réveil aux aurores car nous quittons le Brésil et devons être ce soir dans le désert le plus aride du monde au nord du Chili ! Mais un tel privilège se mérite et c'est encore une journée de course folle qui nous attend. Notre avion a du retard et comme notre connexion à Santiago doit se faire en moins d'une heure, nous anticipons quelques complications… et finissons effectivement par courir à perdre haleine dans les terminaux pour attraper l'avion qui va à Calama.
En arrivant là-bas, nous décidons de faire du stop pour rejoindre la ville car les tarifs fixes pratiqués par les taxis sont exorbitants. Un monsieur charmant nous prend au bout de trente secondes et nous dépose en ville.
Nous apprenons que toutes les réservations de tours s'effectuent dans une autre ville : San Pedro. L'agence nous indique gentiment où attendre le bus. Le bus ne part pas tous de suite mais nous n'avons pas non plus le temps de faire quelques courses et notamment d'acheter à boire. Une vieille dame insiste pour me donner de l'eau qu'elle a dans une bouteille de coca récupérée… Quelques heures plus tard, nous arrivons à San Pedro où nous rencontrons des français sympathiques qui nous indiquent un bon restaurant.
Nous posons donc nos sacs à l'hôtel Puritama, très chouette et allons à l'Adobe où nous nous régalons. C'est très bon et copieux, sans parler de l'ambiance Chill Out. Un grand feu au milieu de la " pièce " à ciel ouvert donne des couleurs chatoyantes. La soirée est excellente, très relax !
Jeudi 3 Décembre : San Pedro, vallée de la lune
Après un tour pour comparer les propositions des diverses agences, nous réservons dans la très bonne agence Maxim's Experience pour 3 excursions côté chilien : la vallée de la lune, les geysers et le salar d'Atacama. Nous nous installons ensuite dans un petit restau à l'ambiance trèèèès cool où l'on écoute du Bob Marley à fond pendant environ 1h30 avant que notre petit déjeuner au complet ne soit servi !
Nous discutons pendant un bon moment avec le propriétaire de notre hôtel qui est charmant avant de plonger dans une petite sieste.
Rapide mais délicieux repas avant de rejoindre notre groupe pour la première excursion. Une française est censée traduire les explications en anglais à un groupe d'allemands pour obtenir un emploi de traductrice dans l'agence, mais comme elle n'est pas très à l'aise, quelqu'un d'autre s'en charge finalement.
Un mirador qui surplombe toute la vallée, le salar, les cordillères est notre première étape. Direction ensuite la vallée de la mort où un troupeau de vaches censées alimenter les mineurs du coin seraient tombées dans le précipice, donnant son nom à l'endroit. Nous effectuons une petite marche dans ce paysage irréel. Nous atteignons ensuite les trois Maries : ce sont trois formations rocheuses qui ressemblent à des statues de la vierge entrain de prier. Elles sont postées près de ruines de maisons de mineurs qui travaillaient à quelques dizaines de mètres de là.
La journée se finit en beauté par l'ascension de la dune de la vallée de la mort : tout d'abord un éperon rocheux puis l'essoufflante dune de sable. Nous observons le coucher de soleil depuis le sommet ; le spectacle est magnifique ! des gardes nous empêchent de dévaler la dune en courant, à cause de l'érosion, et c'est bien sage que nous reprenons notre chemin, profitant de la lumière déclinante et de l'ambiance si particulière du désert.
Vendredi 4 Décembre : 5 MOIS D'AVENTURE !! Geysers à l'aube et salar d'Atacama au coucher de soleil
Lever à 4h30 pour un départ à 5h : nous ne voulons pas rater le lever de soleil sur les geysers du Tatio !
Après 3h de route, nous voilà dans un lieu magique : les lumières du jour naissant passent à travers les fumeroles des geysers. Il gèle et nous sommes en tongs ; nos pieds ne tardent pas à être congelés mais cela n'arrête pas Eric dans sa quête pour LA photo.
Après le petit déjeuner et alors que le soleil commence à réchauffer l'atmosphère, nous allons vers un autre endroit où les geysers pullulent, certains pouvant atteindre 85° ou 90°. Il y a dans cet endroit une piscine naturelle à 28-35°. Eric se baigne avec délectation alors que je n'arrive pas à franchir le pas… les quelques mètres à parcourir en maillot dans le froid glacial me retiennent un peu !
Nous traversons ensuite les paysages splendides de l'altiplano aux couleurs magnifiques et stoppons dans un charmant village à la petite église bouleversante de simplicité. De petites croix en rafia parsèment le toit de chaume des maisons alentours. C'est là que nous dégustons nos premières brochettes de lama, et que paradoxalement, nous approchons le plus d'un lama blanc.
Nous rentrons à San Pedro vers midi pour manger et faire une petite sieste avant de repartir vers 15h pour admirer le désert d'Atacama. En chemin, le bus s'arrête au milieu d'un cadre désertique sur une bande de forêt. La région était boisée à l'origine mais les colons ont tout coupé pour construire leurs villages. Le désert a alors avancé. Pour endiguer cela, un programme a été lancé et des milliers ou peut être des millions d'arbres ont été plantés. Quelques dizaines d'années plus tard, il ne reste plus qu'un bandeau sinueux de fôret : les quelques arbres sur le tracé de la nappe phréatique à quelques 40 mètres de profondeur. Le projet a été délaissé depuis, quel gâchis !
Plus loin, nous voyons une grande route en travaux, elle est financée par les japonais et se nomme la route de l'âme. Elle conduit à se qui deviendra à terme le plus grand observatoire astronomique du monde. Pas moins de 50 télescopes en relation les uns avec les autres pour une meilleure efficacité !
Un arrêt dans un petit village à l'église sympathique et aux ruelles envahies de boutiques de souvenirs et nous voilà dans le salar d'Atacama : de grandes formations de minéraux et particulièrement de sels recouvrent une grande étendue, la troisième plus grande au monde. L'eau de pluie et de fonte des neiges coule des montagnes mais comme le salar est entouré de montagnes, l'eau ne peut s'évacuer et s'écouler sous la forme d'une rivière, par exemple. Elle va donc progressivement s'évaporer en laissant les minéraux qu'elle contient sur place. La différence de température entre le jour et la nuit transforme ces minéraux en sortes de blocs solides. Notre guide, qui est charmant et très cultivé, nous explique tous ces principes de formation des déserts de sel.
Nous faisons un tour dans la petite boucle balisée du salar qui est assez grisâtre mais attendons ensuite le coucher de soleil. Des flamants roses se rapprochent de nous et trois d'entre eux me survolent. Les couleurs rougeoyantes sur le salar et surtout sur les montagnes alentours sont superbes.
Nous rentrons à San Pedro repus de belles images et achetons quelques empanadas avant d'aller nous coucher.