SRI LANKA
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Samedi 10 avril : Arrivée au Sri Lanka et départ vers Mount Lavina
Nous arrivons au Sri Lanka après un long vol, avec une étape à Rome puis un transit à Koweit city : vive les billets internets !
Il fait 35°C à l'ombre en plus des 4 h de décalage, et nous sommes plutôt dans les choux tous les deux…
Indranie (une amie d'amis) nous attend à l'aéroport avec sa voiture et un chauffeur pour l'occasion.
Nous partons vers sa belle maison en bord de mer à Mount Lavina, à 45 km de l'aéroport de Katunayake.
Après une sieste réparatrice, nous enfilons nos maillots direction la plage à 500 m de là.
Nous faisons un petit détour en chemin pour un match de cricket entraperçu dans un collège très british. Les deux équipes arrivent à jouer (et rester en vie...) sous un soleil de plomb, ruisselantes de sueur !
Nous arrivons enfin au bord de l'eau. Elle est délicieuse, au moins 30° et pas l'ombre d'une méduse à l'horizon.Plage de sable fin et cocotiers à gogo : le pied total !
Le premier délice du petit paradis Sri Lankais que nous allons savourer au fil de notre périple...
Avant la tombée de la nuit vers 18 h 30, nous partons découvrir le centre ville. Surpris par une pluie diluvienne, nous nous réfugions sous un parapluie king size spécial mousson, judicieusement emporté.
Le centre ville grouille d'activités malgré tout, et après quelques emplettes de chaussures pour Emilie, nous rentrons nous préparer pour la première soirée sur l'île.
Un beau restaurant de style colonial surplombant la plage nous ravit, et après un copieux dîner, nous nous jetons sur la piste de danse : premier trekking soutenu de notre expédition !
Dimanche 11 avril : Départ vers les cités anciennes
Une journée de trajet entre Mount Lavina et Anuradhapura nous attend, en compagnie de Lassantha, notre driver pour 10 jours.
Et première anecdote du voyage, une bonbonne de gaz GPL occupe pratiquement tout le coffre de la voiture ! Où donc allons -nous ranger notre grande valise rouge ?
Après de multiples essais, la fameuse place du mort lui est attribuée, au mm près…
En route, nous découvrons avec stupeur la conduite suicidaire de mise au Sri Lanka ! Le périph parisien est un véritable havre de paix à côté!!
Video éléphant
Première pause à Pinnewala, un orphelinat pour éléphanteaux, après 2 h 30 de route et 70 km parcourus... Nous arrivons à l'heure du bain général : une soixantaine d'éléphants se prélassent gaiement dans la rivière à la lisière de la jungle.
Spectacle magnifique entaché cependant un peu plus tard par le " numéro de cirque " malsain des éléphanteaux enchaînés dans un hangar vétuste, et nourris au biberon au milieu d'une foule de touristes.
Nous reprenons notre chemin bordé de végétation luxuriante jusqu'à Anuradhapura et arrivons dans un hôtel en bordure de lac, dans un cadre magnifique. Seule ombre au tableau : la chaleur étouffante d'une chambre sans climatisation et mal aérée.
Lundi 12 avril : Visite de Anuradhapura et Mihintale
Après une nuit dans la fournaise, nous sommes persuadés que la clim n'est pas un luxe inutile au Sri Lanka ! Nous croisons un couple belge très sympa qui nous persuade de pousser notre périple jusqu'à Nilaveli (sur la côte est) en dépit des affrontements meurtriers à Baticalao, 100 km plus au sud.
Départ vers 10 h 30 (grave erreur !) pour le site de Anuradhapura.
A l'entrée du périmètre sacré nous enlevons nos chaussures, comme de coutume et prenons rapidement conscience qu'un tel lieu ne se visite (comme mentionné dans tous les guides, d'ailleurs !) que très tôt le matin ou tard le soir : nos pieds encore rôtis en témoignent !!!
Nous apprécions malgré tout en suivant scrupuleusement les zones d'ombre, l'imposante Dagoba, l'arbre sacré Sri Maha Bodhi (reconnu comme le plus vieil arbre du monde de plus de 2000 ans), et le temple bouddhiste.
Une joyeuse foule se presse pour offrir fleurs, encens et fruits avant de prier.
Forts de cette expérience nous siestons dans le parc avant d'attaquer l'étape suivante : la découverte de Mihintale
.
Endroit magnifique et étonnement désert, uniquement peuplé de singes farouches.
Nous arpentons à loisir les quatre collines qui entourent le temple : sur l'une un Bouddha géant, sur l'autre une Dagoba, sur la suivante les ruines d'une Stuppa et un panorama splendide depuis la dernière : le rocher des méditations.
Mardi 13 avril : Jour du nouvel an Singhalais
Après d'âpres négociations avec Lassantha pour rouler vers Trincomale, nous partons enfin vers la riviera sauvage de Nilaveli.
Très vite nous rencontrons les traces de 20 ans de guerre civile, avec maintes ruines mitraillées, des camps militaires et de multiples barrages tous les 2 ou 3 kms.
La pauvreté évidente des villages traversés ne nuit en rien au sourire et à l'accueil chaleureux de leurs habitants. Les festivités du nouvel an singhalais battent leur plein : la course aux bonbons des enfants survoltés à l'entrée d'un village arrive à bloquer un convoi militaire !
Dans quel autre pays au monde pourrait on voir une scène aussi cocasse et charmante à la fois ?
Les scènes de la vie rurale s'égrènent au fil du voyage.
Le battage du riz avec un tracteur ventilo nous amuse beaucoup.
Les jeux amicaux de lutte et d'adresse dans un camp militaire en bord de route attirent notre attention, mais hélas impossible de participer en dépit de notre insistance….
On ne mélange pas les civils et les militaires au Sri Lanka : trop peur d'être battus par un frenchy c'est sûr !!
Une pause ludique sur une balançoire collective, égaillée par les rires des enfants, nous attendrit avant la dernière étape.
Enfin, la source sacrée hindoue aux 7 puits de Kanniyai permet à Eric de se rafraîchir avec délectation dans une eau bénite : qui se ressemble, s'assemble !! En toute modestie…
Cette halte est également l'occasion de s'équiper de chapeaux en paille de cocotier : pas de doute on passe désormais inaperçus tels Dupont & Dupond !!
Dernier tronçon de route avant d'atteindre Nilaveli et les plages de sable blanc à perte de vue…
Nous optons là encore pour la clim avant de piquer une tête.
Suite à une après-midi de détente ensoleillée, nous suivons les conseils avisés de Lassantha : direction le temple hindou de Trincomale pour les festivités de New Year's Eve. Une foultitude de pèlerins en tenue d'apparat se presse entre les différentes alcôves du temple où se mêlent prières et offrandes dans un bain de lumières éclatantes.
Mercredi 14 avril : Découverte de Coral Bay et Pigeon Island à Nilaveli
Levés tôt le matin, nous avons rendez-vous à 7 h 30 sur la plage pour une excursion en bateau vers Coral Bay et Pigeon Island.
Petite anecdote, le sang a coulé la soirée dernière après notre intense négociation tarifaire sur le coût du périple. A 1300 roupies, notre vainqueur a failli aux accords pré-établis entre pêcheurs du site.
Les regards de feu ne manqueront pas à notre retour sur la plage
Nous partons donc peu après l'aube sur notre joli bateau à moteur bleu turquoise, vert et jaune, cap vers Coral Bay.
Grâce à nos masques et tubas emportés depuis Paris (équipez-vous en prévision, car pas moyen d'en trouver sur place) une myriade de poissons, crustacés et coraux multicolores s'offrent à nos yeux ébahis.
Une, puis deux petites langoustes pointent leurs antennes des cavités rocheuses, mais rien à faire pour les attraper. Bien trop malines pour finir dans notre assiette, les bougresses !!!
Vers neuf heures alors que le soleil inonde la baie, nous bifurquons vers " Pigeon Island", pour nous prélasser sur les plages paradisiaques de coraux blancs et dans les petites criques sauvages.
11 h 30 sonne et notre charmante embarcation pointe à l'horizon pour le retour sur la terre ferme. Après une sieste réparatrice nous partons déguster sur la plage quelques grillades de poissons avant d'attaquer un bain de soleil jouissif, entrecoupé de plongeons.
Pour notre dernier soir à Nilaveli, on se lâche ! Deux superbes langoustes grillées nous attendent en front de mer, accompagnées d'un cabernet sud-africain fort bien choisi… Un ravissement inoubliable pour nos papilles gustatives.
Petit conseil entre amis, optez pour l'hôtel en retrait de " Nilaveli Garden Inn " avec climatisation à tarif raisonnable pour dormir, et profitez du grand "Nilaveli Beach Hôtel" sur la plage pour jouir du panorama, de l'excellente cuisine et de la piste de danse au bord de la piscine en soirée.
Jeudi 15 avril : Visite " par la tangente " de Polonnaruwa
Après une grasse matinée bien méritée suite aux folies de la veille, nous plongeons une dernière fois dans les eaux turquoises avant de prendre la route pour Polonnaruwa en début d'après-midi.
Chemin faisant, Lassantha nous propose une pause gastronomique pour déguster les fameux yaourts au lait de buffle accompagnés de miel, grande spécialité de la région.
C'est effectivement délicieux et en plus nous sommes accueillis comme des rois.
Quelle n'est pas notre surprise lorsqu'Emilie (surnommée depuis oeil de lynx) débusque une famille d'éléphants sauvages à travers le bush : quatre charmants spécimens dont 2 éléphanteaux à croquer, avancent paisiblement à une trentaine de mètres de nous.
Charmés, nous repartons le baume au cœur.
Il est déjà 17 h passé lorsque nous parvenons à Polonnaruwa, et plutôt qu'une heure de visite à 35 $ nous optons pour une balade autour du gigantesque lac artificiel. Nous profitions néanmoins des ruines du Palais-Royal, libres d'accès.
La chaleur encore étouffante motive Eric à se joindre au bain collectif dans le Gange local, où nombre de sri lankais effectuent leurs ablutions et lessives.
D'abord étonnés puis amusés de voir un plus blanc que blanc à leurs cotés, ces derniers lui proposent gentiment leurs savons, avec comble du luxe un spécial antibactérien !
Nous profitons d'un magnifique coucher de soleil avant de reprendre la route. Nous sommes ravis, mais Lassantha par contre paraît anxieux à l'idée de rouler de nuit. En effet, il nous reste à parcourir un tronçon de route isolée dans la jungle avant de parvenir à Sigiriya. En d'autres termes, un lieu de prédilection pour une attaque de rebelles tamouls !
Arrivés sains et saufs, Lassantha promet de nous accueillir la prochaine fois en 4x4 blindé ! Encore plus d'aventures en perspective…
Fin de soirée dans la piscine après un savoureux repas et un plateau de fruits gargantuesque en dessert.
Vendredi 16 avril : Visites remarquables de Sigiriya Rock et Dambula
Une grande journée à graver dans les annales. Vers 9 heures nous sommes au pied du majestueux piton rocheux de Sigiriya Rock.
Le splendide panorama nous récompense pour l'effort au fil de notre ascension.
Après 15 minutes de grimpette, nous arrivons dans la cavité contenant les demoiselles de Sigiriya : 22 nymphes datant du Ve siècle s'offrent à nos yeux ébahis.
Une merveille de peinture ! Les couleurs et la finesse des traits font resplendir le physique des muses aux seins nus et formes généreuses.
Nous nous arrachons à ce spectacle splendide et quelques centaines de marches plus loin, passons entre les pattes d'un immense lion sculpté à même le roc, pour parvenir au sommet d' où nous jouissons d'une vue extraordinaire.
On aperçoit même au loin la Dagoba de Dambulla, prochaine étape de la journée.
Au moment de redescendre nous rencontrons 2 moines et leurs amis; des gens charmants (on n'est pas les seuls ! Joke…) qui profitent comme nous de leurs vacances pour visiter l'île.
En déambulant dans les jardins en terrasse au pied du rocher, nous tombons sur un charmeur de serpents.
Il passe son python autour des épaules d' Eric : Belle bête (Eric… bien sûr !) mais Dieu que c'est lourd !
Soleil au zénith à notre arrivée à Dambulla, et nouvelle grillade assurée pour nos pauvres petits petons lorsque nous enlevons nos chaussures pour rejoindre 300 m plus haut le Bouddha géant.
Pas moins de 30 m d' "altitude" pour cette plus grande représentation au monde.
Pourtant nous n'apprécions guère cette sculpture récente en stuc d'un goût douteux. Les abords ont été aménagés comme un parc d'attraction, et c'est dubitatifs que nous nous lançons à l'assaut du rocher pour découvrir le reste du site.
L'ascension est cependant agréable, ponctuée de pauses à l'ombre. Nous retrouvons nos amis moines qui profitent également du panorama magnifique de la région, dévoilé au fil de nos efforts.
Au sommet, c'est la délivrance : le lieu est intact de tout aménagement récent et nous entrons rassurés dans la cour des prières, havre de paix dont le seul bruit est celui du claquement des drapeaux dans le vent.
Un merveilleux spectacle nous attend avec la découverte des 5 grottes aménagées dans le rocher.
Nous tombons ainsi sous le charme des 3 premières dont nous ressortons le souffle coupé d'admiration : par delà la surface de plus de 100 m² pour chacune, d' innombrables Bouddhas peints, assis en lotus et couchés (de plus de 10 m de long) se partagent les grottes.
Chaque parcelle de mur est également recouverte de fresques exceptionnelles.
En redescendant, nous sommes dépouillés de nos biscuits par de malicieux petits macaques : ces farceurs les camouflent dans leurs bajoues, alors que nous nous inquiétions au premier regard de découvrir chez eux d'étranges tumeurs rectangulaires !
Après quelques tergiversations pour trouver un restaurant agréable, nous découvrons enfin un petit resto sympa au bord de la route.
Nous attaquons alors une âpre négociation pour une charmante boîte en exposition, finement ciselée de cuivre et d'argent, et dans laquelle reste encore une mince pellicule du dopping local.
Le fougueux propriétaire de la guesthouse n'en demande pas moins de 10.000 roupies !
Eric en propose 2000 maxi… Autant dire que ça part mal, mais un accord sera enfin trouvé à 2500 en fin de repas. Belle négo dont Eric sort assez fier, après avoir reçu les félicitations de la team.
Chemin faisant vers Kandy, la décision est prise de faire une halte dans un jardin d'épices en bord de route.
Emilie bouillonne d'impatience de voir sur pied tous les condiments dont elle use régulièrement avec talent dans sa grande cuisine au label catalan.
Peu après notre départ, nous croisons le jardin d'Eden tant attendu. La visite commence avec un sympathique guide, et 35 mn plus tard la séance dégustation s'enchaîne avec un final en apothéose : massages de plus de 20 mn pour Emilie et Eric avec le Baume du Tigre local aux essences de plantes.
Après quelques emplettes d'épices, crèmes et autres baumes réparateurs, direction Kandy sans autre pause au programme.
Notre arrivée de nuit dans la grande cité, nous vaut une bonne heure à tourner en rond pour trouver le lieu de repos visé, " camouflé " dans une ruelle minuscule !
Nous ne sommes pas déçus au final : perchés sur les hauts d'une colline, la vue du grand salon de la maison est splendide, le balcon donne sur les collines environnantes, et au loin se dévoile le temple contenant la relique de la "Dent de Bouddha".
Samedi 17 avril : Séjour à Kandi
La discussion amicale de Lassantha avec nos hôtes durant le dîner de la veille, nous offre une excellente adresse pour entamer la journée avec la visite d'un atelier de fabrication de bijoux à Peradeniya.
Assis dans la salle de réception, nous sommes éblouis par les centaines de pierres précieuses disposés de façon finement commerciale sous nos yeux.
Saphirs, diamants, topazes multicolores, pierres de lune, ou encore l'œil de chat typique du Sri Lanka brillent de mille feux sur la table. Mais nous insistons néanmoins devant le manque d'enthousiasme du vendeur, pour visiter les ateliers avant quelconque investissement.
L'expertise des artisans est admirable car avec quelques outils basiques et des conditions de travail spartiates, la qualité des bijoux ciselés est digne de ceux de la place Vendôme !
Une magnifique bague en or avec saphir accompagne Emilie en sortie du magasin : c'est ça l'amour !
Émilie brillamment équipée, nous reprenons notre route en direction du jardin botanique de Peradeniya, chaudement recommandé par Cocol, amie de longue date des parents d'Émilie. La foule présente à l'entrée du parc semble bien justifier la beauté des lieux.
Nos tickets en poche, nous optons pour la serre aux Orchidées. Après quelques erreurs de parcours, nous trouvons la caverne d'Ali Baba et à peine le pas de la porte franchi, nous sommes émerveillés par la beauté des fleurs.
Leurs noms tels Scorpion, Crucifix et autres formulations latines savantes, rendent ces splendeurs encore plus attirantes.
Après quelques photos, nous sortons nous balader dans la verdure environnante où les arbres majestueux et les buissons ardents aux couleurs éclatantes nous enthousiasment.
Derniere étape de notre promenade, un magnifique figuier géant de Java dessine de ses branches un parasol exceptionnel de plus de 30 m de diamètre. Nous tombons sous le charme d'une grande réunion de famille, sous ce même arbre, pour fêter la nouvelle année. Émilie est même promptement invitée à participer à la loterie qu'ils organisent !
Après une bonne heure et demie de balade, direction le centre-ville : objectif graver sur un CD nos photos et libérer ainsi la mémoire de notre carte de stockage digital.
Après quelques déceptions face à des magasins fermés, nous trouvons enfin la boutique tant convoitée et grand soulagement : nous allons pouvoir graver nos photos !
Nous repartons 20 mn plus tard, le CD-ROM dans la poche, rassurés de pouvoir illustrer nos multiples rencontres avec un petit bémol à notre enthousiasme : l'une des deux cartes ne fonctionne plus...
Il nous faudra attendre le retour en France pour découvrir qu'un charmant virus inoculé par l'ordinateur du magasin empêchait son utilisation !
La visite de Kandi terminée nous partons à la montagne pour gravir Adam's Peak, lieu de pélerinage très fréquenté au Sri Lanka.
La nuit tombe et la route sinueuse ne fait qu'attiser notre envie d'arriver rapidement.
Nouvelle anecdote charmante de ce dernier tronçon de route, un bus à l'ambiance folle roule devant notre voiture: une boîte de nuit improvisée. Vive les voyages entre étudiants !
Les jeunes dansent, chantent à tue-tête devant notre taxi, rythmés par les percussions que nous ne pouvons malheureusement que voir.
À la recherche de notre auberge "Green House", Lassantha devient de plus en plus soucieux face à la foule qui nous entoure et l'impossibilité de parquer sa voiture en toute sécurité. La réputation du lieu est plutôt mauvaise : gare au vandalisme des jeunes en pleine euphorie festive alcoolisée !!
Nous finissons par trouver notre lieu de repos qui est loin de nous enthousiasmer : chambre toute petite, d'une propreté limite et chère, mais surtout impossibilité pour Lassantha de garer sa voiture dans un endroit à l'abri…
Après une discussion houleuse avec la logeuse, nous donnons l'argent nécessaire à Lassanta pour qu'il trouve un hôtel en dehors du centre-ville, plus calme et plus serein.
Dimanche 18 avril : Ascension de l'Adam's Peak et départ vers les plantations de thé
3 heures du matin, le réveil sonne : départ pour la terrible ascension de l'Adam's Peak !
Nous sommes étonnés de ne doubler personne dans notre ascension à croire que tout le monde est parti beaucoup plus tôt que nous !
L'objectif est d'arriver avant six heures au sommet pour pouvoir jouir du lever de soleil et du panorama tant apprécié de cet endroit sacré. Déjà 2 h d'ascension en pleine nuit et nous sommes harassés par la difficulté, lorsqu'une pluie diluvienne s'abat sur nos épaules. Nous trouvons après quelques centaines de marches un premier abri où l'ambiance est exceptionnelle en dépit de la fatigue générale.
Les verres de thé brûlant en main et les sourires donnent une touche inoubliable à cet endroit où tout le monde fait corps face à l'effort : voilà sans doute la leçon que nous retiendrons de l'Adam's Peak: la fraternité.
Alors que nous nous apprêtons à repartir, la pluie redouble à nouveau et nous devons rebrousser chemin pour de bon cette fois,à contrecœur.
Nous garderons un souvenir exceptionnel de l'atmosphère très chaleureuse des pèlerins tout au long du sentier.
Sur le chemin du retour nous prenons quelques photos, l'aube illuminant progressivement les collines alentours… Arrivés à notre auberge, nous plongeons dans notre lit pour quelques heures de sommeil réparateur.
Un bon et copieux petit déjeuner nous permet de tourner la page plus facilement sur cette auberge plus que limite.
Nous prenons la direction des plantations de thé pour Nuwara Eliya, puis Happutale. Après quelques courses sur la route, nous arrivons à notre hôtel Cuesta Inn vers 21 h.
A première vue, il nous paraît tout à fait sympathique mais quelle n'est pas notre surprise lorsque une fois installés, un tremblement de terre surgit d'on ne sait où, fait vibrer le bâtiment. Après un bref regard par la fenêtre nous constatons dépités, que la ligne de chemin de fer passe sous notre fenêtre. Très remontés contre notre guide de voyage Lonely Planet, nous décidons de faire un email percutant à notre retour.
Il est 22 h 30 et nous tentons de trouver un autre hôtel mais sans réussite, il est bien trop tard !
Après une bonne douche et un dîner rapide, nous plongeons dans nos lits harassés de fatigue après la brève nuit à Adam's Peak.
A 6 h du matin, Émilie secoue Eric promptement alors qu'il est encore dans les bras de Morphée, pour admirer un lever du soleil magnifique…
Mais encore trop fatigué, il ne prend que quelques photos (superbes, il est vrai) en bougonnant et replonge dans la foulée sous son oreiller pour terminer de recharger les batteries !
Lundi 19 avril : Plantations de thé à Happutale et soirée à Ella
Lassantha nous transmet les conseils de balade reçus de notre logeur : un fort joli monastère cistercien se trouve à quelques kilomètres de là. Après avoir réglé notre nuit, nous partons découvrir ce lieu de prière.
Hélas le portail est fermé, et nous devons nous contenter d'une vue magnifique sur un jardin haut en couleurs.
Nous prenons, dépités, la direction de la grande fabrique de thé à Happutale.
En chemin, nous rencontrons des cueilleuses de thé en bord de route, et immortalisons en photos la verdure luxuriante des champs de plantations.
Une fois arrivés, nous commençons la tournée des différentes étapes d'élaboration du thé, depuis la réception massive des feuilles en passant par le séchage, la coupe,la fermentation, et enfin le tri suivant la finesse du produit.
Les gens sont charmants à l'intérieur de l'usine, et nous finissons notre tour par une dégustation à l'aveugle.
Enchan " thés ", nous quittons le grand bâtiment et profitons des marches de l'accès principal pour nous reposer devant de splendides hibiscus.
Un charmant couple franco-belge nous rejoint, et après quelques échanges amicaux nous partons ensemble visiter le temple hindou en contrebas, apparemment ouvert au public.
Après quelques échanges des coordonnées respectives, on se sépare et nous partons pour Ella, avec l'objectif d'arriver avant la nuit pour pouvoir cette fois visiter et comparer les auberges.
Arrivés vers 17 heures, nous commençons notre balade dans le village en quête du meilleur rapport qualité-prix disponible.
Un hôtel superbe nous tente bien, mais poliment le concierge nous avertit qu'une crémation de moine est prévue à la tombée de la nuit, et que le rythme des tambours risque probablement de durer toute la nuit ! Nous tenons le programme de sortie pour la soirée…
Après un solide tour d'inspection et d'âpres négociations, nous trouvons enfin notre lieu de prédilection Tea Garden Holiday Inn, et trinquons dans un apéritif très convivial pour fêter l'anniversaire de Lassantha.
Nous sommes enchantés cette fois par l'hôtel que nous avons retenu, et partons rejoindre un peu après 18 h 30 la cérémonie de crémation du haut dignitaire religieux.
Nous n'osons pas prendre de photos initialement, mais après quelques minutes de partage de l'ambiance festive et quelque peu déstabilisante pour nous occidentaux, on se fond dans la foule… Non seulement les moines rient et s'amusent beaucoup autour du bûcher, mais ils mitraillent de photos le lieu même de crémation dans une ambiance chaleureuse, dans tous les sens du terme !
Une autre culture bien attrayante dans sa relation avec la mort, aux antipodes de la nôtre...
Nous nous rapprochons d'un groupe de moines et entamons la discussion avec ces derniers, qui nous expliquent avec gentillesse et intérêt que la crémation sous nos yeux est celle d'un moine très respecté dans la région, dont les cendres seront ensuite disposées dans un mausolée à sa mémoire.
Engagements pris d'envoyer nos photos par courrier, nous rentrons à l'hôtel pour dîner et nous coucher.
Mardi 20 avril : Randonnée autour de Ella puis départ vers l'océan...
Après une nuit réparatrice, nous partons pour l'ascension du petit Adam's Peak local. Promenade de santé sans comparaison avec son grand frère.
Une détente jouissive nous attend au sommet avant de dévaler les pentes du Eric's Peak !
Au retour, nous sommes invités dans un village par un groupe d'enfants que nous avons observé quelques minutes plus tôt en plein match de cricket.
L'accueil est on ne peut plus chaleureux : thé et gâteaux nous sont offerts avec de grands sourires et les enfants se disputent pour s'asseoir à nos côtés .
Quelques séances de photos plus tard et ayant rejoint Lassantha, nous prenons la route vers Tissamaharama pour visiter le parc national de Yala, après une dernière pause dans une pépinière de cactus.
Après quelques dégustations de mangues sur les bords de route, et la quête désespérée de plants de vanille pour les parents d'Emilie nous arrivons à bon port.
Nous programmons de partir tôt le matin pour visiter le parc national, et visiter ensuite en fin de matinée le site sacré de Kataragama, dont Lassantha nous a loué les mérites.
Mercredi 21 avril : Safari dans le parc national de Yala et visite du site de Kataragama
Après une courte nuit passée dans un hôtel cher et sans charme trouvé in extremis sur Tissa (tout était plein, crasseux…), nous sommes à l'heure au rendez vous de 5 h 30 avec notre chauffeur et sa Land Rover.
Eléphants, buffles, crocodiles, mangoustes royales, martins-pêcheurs, biches, cerfs, paons et de multiples autres animaux sont au rendez vous pour notre plus grand bonheur !
Après 3 heures de safari, nous rejoignons Lassantha, la chaleur déjà élevée ayant de toute façon contraint les animaux sauvages à se protéger dans le bush inaccessible.
Nous partons à 11 h vers notre étape spirituelle, direction Kataragama. Arrivés sur place, une première déception nous attend ; nous ne pouvons rencontrer le chef religieux en déplacement, un ami de longue date de la famille de notre chauffeur.
De nouveau pieds nus pour entrer dans le lieu saint, la chaleur suffocante nous prend au dépourvu : Impossible de marcher sur les 500 m de dalles qui nous séparent de la Daghoba depuis le grand portail d'entrée, orné de paons et autres éléphants peints.
Nous nous réfugions sur la pelouse dans une course folle, slalomant entre les bouts de verre et les détritus : Indiana Jones et le Temple maudit nous rattrape !!
L'architecture plutôt commune du temple et de la Daghoba ne nous enthousiasme guère, et nous rebroussons chemin rapidement dans un jogging salvateur.
Le seul intérêt à nos yeux est la juxtaposition dans ce même lieu saint d'une chapelle catholique, d'une mosquée musulmane et de divinités hindoues et bouddhistes érigées dans un même temple. Un véritable melting pot des diverses religions présentes sur l'île, symbole de la tolérance et de leur cohabitation au Sri Lanka.
Nous prenons enfin la direction de Tangalla vers 15 h30, sans nouvelle escale au programme pour respecter notre timing. Ultime arrêt cependant, pour acheter des tonnes de mangues qui feront l'objet de plusieurs "Mangos Party" !
Nous arrivons vers 17 h en bord de mer, ravis de pouvoir enfin visiter, comparer et faire jouer la concurrence entre les diverses Guesthouses que nous avons relevées sur Lonely Planet, avant la tombée de la nuit.
La splendeur du site nous enthousiasme. Que dire devant ces km de plages de rêve, désertes, où les grandes étendues de sable fin parsemées de cocotiers hirsutes, contrastent dans une luminosité éclatante avec le bleu de la mer…
Le paradis pour finir notre séjour à dorer au soleil !
Après une bonne ½ heure de marche, et notre checking des guesthouses sur la plage en règle, nous flashons totalement sur un adorable bungalow, un héritage de Robinson Crusoé à l'évidence !
Nous fêtons notre dernière soirée avec Lassantha autour d'une bonne grillade de thon et quelques bières, bercés par le ressac de la mer.
Jeudi 22 et vendredi 23 avril : Sea, Fun & Sun à Tangalla !
La 2ème soirée sera marquée à jamais dans nos mémoires : nous avons en effet eu la grande chance d'assister à la ponte simultanée de 2 grandes tortues vertes de mer sur la pointe de la baie. Un véritable enchantement, comblé par l'éclosion de 3 petites tortues à 50 m de là !
Nous avons ainsi adopté " Marine ", une jeune athlète fort dynamique mais avec un sens de l'orientation plus qu'aléatoire : elle commençait son périple en partant vers les dunes à l'opposé de la mer !! Le gardien des nids nous indiqua alors comment la diriger jusqu'à la mer avec notre lampe de poche. Un régal de tendresse, d'émotion et de bonheur...
Les 3 jours qui ont suivi notre arrivée nous ont enchantés, ponctués de balades et de siestes réparatrices, à l'opposé du rythme très soutenu des 2 semaines passées.
Nous avons même découvert une piscine naturelle formée par la mer au bord de la plage : elle faisait également office de bain à bulles /jacuzzi ! En fait, quand les vagues étaient trop importantes, Emilie était obligée de se cramponner à Eric pour ne pas être emportée par le ressac! Farniente sportif tout de même !
Samedi 24 avril :Remontée vers Negombo pour prendre l'avion
Enfin, le samedi 24 avril nous partons rejoindre notre dernière étape de Negombo, proche de l'aéroport de Katunayake à plus de 150 km de là.
Nous sommes enchantés par le voyage qui arrive malheureusement à son terme. Le Sri Lanka est vraiment une destination exceptionnelle, un concentré de paysages multiples et variés, de sites archéologiques splendides, une faune et une flore dignes des grands pays habituels de safari, et par dessus tout, une population d'une gentillesse inoubliable au sourire légendaire…
EN CONCLUSION, A VOIR DE TOUTE URGENCE AVANT LE RAZ DE MAREE TOURISTIQUE ASSURE DANS LES ANNEES A VENIR !!!
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